LES THERAPSIDES

de "thera": bête sauvage

et "pside": liaison

Drôle de nom pour un reptile?

photo: P. Couture in:  http://www2.csmb.qc.ca-ddo-eleves-2002-dinos2002-3.html

Voici un squelette de thérapsidé trouvé au Texas. Son âge est légèrement plus vieux que celui des empreintes de La Lieude : 280 millions d'années. Ses doigts ressemblent fortement à certaines empreintes de la dalle... Il a une allure de crocodile , tortue, iguane ou gros chien pataud?

C'est clair, cet animal avait une allure de mammifère! Observons de prés les os de son crâne:

 

Son crâne pourrait être celui de gauche...mis à part des dents de carnivores, les spécialistes découvrent une fosse temporale (en rouge) entourée de 3 os distincts  pour eux, mais bien colorés pour vous! 

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en jaune... le squamosal

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 en bleu... le post orbitaire

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 en rose... le jugal

Et alors avec cela que faisons nous? Nous comparons avec les os de notre crâne. 

Et là, surprise, la disposition est rigoureusement la même! c'est à dire synapside! Il y a présence d'une fosse temporale derrière chaque orbitre(en gris). Sachant que les tortues n'ont pas de fosse temporale (anapside) et que les autres reptiles actuels (et  feu les dinosaures) ont deux fosses derrière chaque orbitre (diapside) ! nous sommes  donc proches des thérapsidés

 

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Si, de nouveau, l'on observe les autres crânes ci - dessus, on remarque un allongement de la mandibule en bleu liée à cette fosse temporale en rouge. 

la mandibule semble bien articulée, la bête devait mastiquer dur pour broyer ces aliments afin de faire le plein d'énergie. La fosse temporale servait d'attache musculaire. Cela est confirmer par des dents à couronnes plates comme nos molaires ...A l'époque le climat tropical régnait et il fallait s'adapter aux changements climatiques ...ces thérapsidés étaient  en train d'inventer l'homéothermie.

Ce sont nos ancêtres : ils sont dits : pré - mammaliens

 

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DIMETRODON     http://www.dinosoria.com

Les reptiles synapsidés  apparaissent fin carbonifère(300 millions d'années). Ils sont à la base des Pélycosauriens qui peuplent tout le permien. Ils sont gros, peu mobiles. Le plus connu  est DIMETRODON célèbre pour son épine dorsale.

A la fin de l'ère primaire, apparaissent les premiers thérapsidés comme le Moshops et Lycaerops. Ils constituent le sous ordre des  Anomodontes. Ils ne possèdent pas encore de palais osseux. Ce dernier genre de reptiles (Lycaerops)est peu fréquent sur la dalle. Il est haut sur pattes... son crâne serait celui du milieu. 

                    squelette d'un dimetrodon

                           squelette d' un moshops

Les Thérapsidés les plus modernes sont les Cynodontes (à dents de chien) représentés par Thrinaxodon sur l'arbre phylogénétique (c'est le crâne de droite) bien daté au Trias. Il y a existence d'une voûte palatine séparant la cavité buccale en étage respiratoire et étage alimentaire . La mandibule s'articule nettement entre le dentaire et le squamosal. Les dents sont maintenant spécialisées: broyage des os et mastication des chairs comme chez les mammifères.

Les Cynodontes ont survécu à la grande crise permienne ou 90% des espèces disparaissent. Se sont nos ancêtres directs! Pourtant on ne sait rien de leurs poils et glandes mammaires.. .L'oreille moyenne est elle fonctionnelle? avec des os crâniens comme le carré, le dentaire devenus marteau, enclume ou étrier?

Dans le Trias terminal  du Texas, de Lorraine  et d'Afrique australe ont été découvert des dents et des fragments crâniens de morganucodontidé.  Actuellement c'est le premier mammifère véritable, quoique discuté par les spécialistes.

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La RECHERCHE Novembre 2006 :

25 avril 2002:  Découverte du plus vieux mammifère connu:

"Eomaia  scansoria" âgé de 125 millions d'années

Il a fallu 100 millions d'années pour passer des premiers synapsidés aux premiers mammifères. Ceux ci, petits , vont rester discrets tout le long de l'ère secondaire. Les survivants des crises triasique et fini-crétacé exploiteront des nouvelles niches écologiques laissées libres par d'autres reptiles disparus.

 

dossiers : Pour La Science hors série juillet 2000

La recherche N°403 nov 2006

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